Cette substance a des effets complexes, variés » : les soignants confrontés à la consommation croissante de protoxyde d’azote chez les jeunes
9 février 2026 2026-02-09 14:01Cette substance a des effets complexes, variés » : les soignants confrontés à la consommation croissante de protoxyde d’azote chez les jeunes
Cette substance a des effets complexes, variés » : les soignants confrontés à la consommation croissante de protoxyde d’azote chez les jeunes
A l’hôpital René-Muret de Sevran, une filière spécialisée a été ouverte en janvier pour prendre en charge les jeunes consommateurs de « proto » qui peuvent avoir des symptômes moteurs, des troubles cognitifs… Les professionnels de santé doivent s’adapter face aux cas d’intoxication.
Dans l’unité de rééducation neurologique qu’elle dirige, à l’hôpital René-Muret (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, AP-HP) de Sevran (Seine-Saint-Denis), Irène Coman prend régulièrement en charge, depuis quelques années, des patients présentant des atteintes liées à la toxicité du protoxyde d’azote à la suite d’une consommation répétée de ce gaz, souvent appelé « proto » ou « gaz hilarant ». « Il y a cinq ans, cette étiologie était anecdotique parmi les patients de l’unité, remarque la neurologue. Symptômes moteurs, sphinctériens [incontinence ou rétention urinaire], douleurs tenaces ou, au contraire, perte de sensations, troubles cognitifs… Les cas qui nous arrivent, chez des sujets d’une vingtaine d’années, sont souvent les plus complexes et nécessitent une hospitalisation. »
Source : Le Monde